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Capuchadou à la ceinture musette garnie, avant que
l’hiver ne s’installe sur l’Aubrac, voilà
nos gens d’ici en route vers l’Espagne
Certes ce n’est pas la porte à côté,
mais le patois, de la langue d’Oc, permet de se comprendre
; il y a aussi l’influence des chemins de St Jacques
et surtout là-bas il y a du travail, un besoin certain
de gens solides et rudes à la tâche pour faire
scieurs de long.
Dans les années 1827-28, le jeune
Pierre-Jean CALMELS aide ses parents à
servir à boire à une assemblée bruyante
qui occupe l’auberge. Chacun y raconte son expérience,
échange des anecdotes, s’enquiert des nouvelles
locales et montre ses achats (souvenir local) et tout particulièrement
ce fameux couteau espagnol :
LA NAVAJA Pierre-Jean CALMELS est fasciné.
Pierre-Jean
a eu le coup de foudre pour cet objet venu d’ailleurs
: il en rêve. Il faut à tous prix qu’il
arrive à
« bidouiller » le Capuchadou pour qu’il
devienne un couteau fermant.
Dès qu’il a une minute à lui, il se précipite
chez son oncle Belmon, un des serruriers de la place.
Avec les conseils de ce dernier, il crée : Le
Couteau de Laguiole Nous sommes en 1829 Le couteau
fermant à cran forcé est né.
La coutellerie de Laguiole se développera
jusqu’en 1900.
Calmels, surnommé Bridoulet, suscite de nombreuses
vocations locales : Joseph et Jean CAYLA, Henri et Jules RASCALOU,
Jean-François GLAIZE, Joseph et Berthe PAGES, les MAS,
les CURE, etc.… ils ont été une trentaine.
Beaucoup d’entre eux tenaient boutique Rue du Valat.
Le crépi garde trace de quelques enseignes.
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